ECOLE DU CHIOT

Ecole du chiot CECAM Mastaing CECAM - Club d'éducation canine et d'agility de Mastaing

Vous êtes heureux, vous venez d’acquérir votre premier chiot, un très beau chiot. Il a pourtant des problèmes, il pleure la nuit. Il fait ses dents en détruisant ce qu’il attrape dans la maison. Il fait pipi régulièrement sur la moquette bien que vous lui mettiez la tête dedans en le grondant. Lorsqu’il mange, il montre les dents si on approche, alors on ne le dérange pas. A l’extérieur, on évite de le mettre en contact avec d’autres chiens, car il est fragile. On ne veut pas que les gens le caressent, cela risque de casser son caractère.

Vous avez vu quelques clubs de « dressage », mais on a refusé de l’accepter, « revenez lorsqu’il aura 8 mois ou 1 an. »

Voilà la situation que beaucoup de maîtres rencontrent, il sont alors désarmés devant ce petit être si mignon qui est en train de façonner son mode de vie, selon l’éducation qu’il reçoit. Vous ne savez pas que sans apprentissage correct et sans socialisation, il y aura de graves problèmes de communication.

La CNEAC qui a pour mission, en dehors des activités sportives, l’intégration du chien dans la famille et dans la société s’est interrogée sur ce problème. Elle a créé, en 2001 « l’école du chiot de la SCC ». Elle a rapidement formé, grâce à des stages encadrés par des vétérinaires comportementalistes et des spécialistes de l’évolution et du comportement du chiot, des Moniteurs spécialisés. Ce travail de formation est toujours d’actualité et garanti l’efficacité de nos clubs.

Vous trouverez une liste des clubs ayant une « école des chiots » sur le site de la CNEAC.

Si les deux premiers mois de vie du chiot incombent aux éleveurs, les clubs d’utilisation ont le devoir de prendre le relais afin de favoriser le développement harmonieux du chiot et permettre aux maîtres, qui viennent de l’acquérir, de recevoir des conseils adaptés.

L’école du chiot a pour but d’éveiller le chiot, de lui ouvrir l’esprit, de lui apprendre à supporter les stress qu’il subira dans son existence, de répondre correctement à quelques ordres simples en s’amusant avec son maître.

Qu’est-ce qui fait courir les louveteaux au premier signal ? C’est la régurgitation d’aliment par la mère au retour de la chasse.

Qu’est-ce qui les fait s’asseoir, se coucher, se mettre debout ou marcher correctement à ses côtés ? C’est l’attirance vers la commissure des lèvres de la mère.

Une méthode éthologique qui est loin de la théorie mécaniste de l’animal-machine des stoïciens de l’Antiquité ou des cartésiens du XVIIe siècle, qui n’avouent que mépris ou qui considèrent, comme PAVLOV, que le comportement n’est qu’une suite de réflexes conditionnés.

Dans cette méthode, on respecte l’animal, on établit une complicité avec lui, on fait preuve d’empathie (se mettre à la place du chien) pour essayer de le comprendre. Le nouveau concept révolutionne totalement la pédagogie canine, car ce n’est plus l’homme qui oblige l’animal à se mettre à son niveau, c’est lui qui se met au niveau de celui-ci.

Lorsqu’on assiste à une séance de l’école du chiot, la première chose qui frappe c’est l’ aspect ludique , les maîtres s’amusent autant que leurs chiots, un comportement positif fait uniquement de signaux de plaisir, sans contrainte, mais le plus drôle, c’est que ça marche. Le jeu semble avoir une dimension magique pour favoriser les apprentissages car tout est permis en apparence, il n’y a pas de ridicule pour le maître ou d’appréhension pour le chiot.

On est surpris de voir que des chiots de 2 mois peuvent si vite acquérir une éducation de base, comme le rappel, la marche au pied, les positions assis, couché, debout, le rapport d’objet, etc… Avec une exécution rapide, joyeuse et précise.

À l’école du chiot on ne néglige pas les autres aspects du développement comportemental.

On va le soumettre progressivement à des stimulations nombreuses et variées qui vont solliciter tous ses sens afin que plus tard il soit à l’aise dans n’importe quel milieu.

On va le manipuler et lui faire connaître des individus différents (hommes, femmes, enfants, personnes déguisées ou dans des situations qui sortent de l’ordinaire). Ainsi à l’âge adulte il trouvera agréable le contact avec le vétérinaire, le juge d’exposition ou l’enfant qui vient l’embrasser dans la rue.

On va apprendre au maître comment mettre en place une hiérarchie et comment réagir en cas de comportements inadaptés.

Avec un petit groupe de chiots ont fait l’apprentissage de la ville et de l’acte citoyen qui consiste à avoir un chien bien élevé. L’école du chiot c’est tout ça, avec des classes réparties en deux groupes, la première jusqu’à 4 mois, la seconde jusqu’à 6 mois.


EN CONCLUSION :

Le chiot doit faire certaines acquisitions avant l’âge de 6 mois.

La conception « classique » avec des chiots mêlés à un groupe de chiens adultes pour les séances de travail n’est pas adaptée à leurs capacités physiques et à leurs besoins de jeu.

L’incompréhension entre le chiot et sa famille humaine peut mener à une tension génératrice d’anxiété qui lui fait produire des réponses inadaptées : aboiements, comportement destructeur, etc…. Lorsque la situation devient insoutenable, les propriétaires en arrivent aux décisions extrêmes : abandon, euthanasie.

Un chiot qui a la chance de fréquenter l’école du chiot, a toutes les chances d’intégrer la vie de ses maîtres et celle de notre société dans les meilleures conditions.


ET DANS LES CLUBS ?

Vous trouverez dans un certain nombre de clubs des structures adaptées à l’accueil des chiots dès deux mois. Ces derniers sont regroupés dans une catégorie d’âge.

Le moniteur a suivi une formation spécifique grâce aux stages « école du chiot de la CNEAC ».

Les équipements sont adaptés à l’éveil des chiots. Un parcours complexe permet au chiot de découvrir de nouvelles sensations et de prendre confiance en lui.

Le moniteur le mettra en présence de situations nouvelles et insolites qui en feront un chiot émotionnellement stable.

Il sera mis en présence de congénères équilibrés et continuera ainsi à apprendre les codes de communication de son espèce.

Source CNEAC



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EDUCATION CANINE

Education canine CECAM Mastaing CECAM - Club d'éducation canine et d'agility de Mastaing

UN ENJEU IMPORTANT
L’importance numérique croissante de la population canine sur l’ensemble du territoire national et l’aggravation proportionnelle des problèmes liés à cette progression, font prendre aux clubs d’utilisation une place de leader dans le domaine de l’éducation familiale du chien.

Quels que soient la race et l’âge, les clubs d’éducation canine sont ouverts à tous les possesseurs de chiens désireux de parfaire l’éducation de leur compagnon pour un mieux-vivre avec ce nouveau maillon familial.

La Société Centrale Canine consciente de ces réalités est depuis de longues années ouverte à ces problèmes.

Elle a mandaté sa Commission Nationale Éducation et Activités Cynophiles (CNEAC) pour mettre en place une véritable politique d’intégration du chien aussi bien en milieu urbain que rural. Depuis 1991 la CNEAC organise des stages de formation de moniteur d’éducation canine. Les stagiaires bénévoles, adhérents de clubs d’utilisation reçoivent une instruction de base leur permettant de gérer et maîtriser toutes les situations d’éducation familiale du chien pouvant se présenter à eux. Dans le cadre strict de leur club, ils accueillent, ils conseillent, ils dirigent les possesseurs de chien pour en faire des maîtres citoyens, respectueux de l’environnement et du cadre de vie.


LA METHODE NATURELLE


1° Principe :

Une friandise appétante placée dans la main du maître permet de placer le chien dans différentes positions. Il ne reste plus qu’à prononcer le mot qu’il conviendra de répéter souvent pour que le chien l’apprenne. Il prendra ensuite cette position à chaque fois que l’on répètera ce mot pour peu que la récompense y soit associée suffisamment longtemps.

Cette méthode douce permet d’éduquer sans conflit tous les chiens, quel que soit leur caractère (craintif, agressif, dominant). On peut aussi récompenser le chien à chaque fois qu’il adopte un comportement souhaité.

La CNEAC forme depuis des années ses moniteurs en éducation canine à cette méthode. Elle souhaite que les méthodes utilisant la contrainte soient le plus rapidement possible remplacées par ces méthodes basées sur une meilleure connaissance du comportement canin.


2° Méthode :

Au début de l’apprentissage on récompense systématiquement le chien.

Quand il réagit rapidement à la demande on récompense une fois sur deux puis sur trois. Le chien s’attendant à être récompensé exécute l’action.

On récompensera ensuite d’une façon aléatoire pendant toute la vie du chien.

3)Avantages de la méthode éthologique :

Pas de contrainte et donc pas de conflit pendant les phases d’apprentissage.

Obéissance rapide et joyeuse.

Renforcement positif.

Confiance totale du chien envers son maître.

Apprentissage plus rapide et durable.


3° Exemple d’exercices :


Le Assis :

La maîitresse tient dans sa main droite une friandise. Elle tient le bout de la laisse dans la main gauche. La laisse n’a aucune action éducative sur le chien. Elle n’est là que pour rassurer la maîtresse lors d’une séance collective en présence d’autres chiens.

Elle place sa main droite au-dessus du museau du chien situé en face d’elle. Elle recule doucement sa main fermée vers l’arrière de la tête de son compagnon, entre les oreilles.

Le chien suit naturellement la main qui contient la friandise et recule sa tête. Pour être dans une position plus confortable, il s’asseoit naturellement.

A ce moment là, la maitresse prononce calmement et sur un ton joyeux le mot « Assis » à plusieurs reprises. Elle ouvre ensuite sa main et libère la friandise.

Le chien va associer sa position, le mot « assis » et la récompense.

Selon les lois de l’apprentissage, il reproduira cette action plutôt qu’une autre car elle lui apporte une satisfaction ( on parle de renforcement primaire car la nourriture est vitale pour le chien).

Dès que le chien à mangé la friandise, le maître fait un pas en arrière et invite son chien à se lever. Il retardera de plus en plus la fin de l’exercice pour habituer le chien à rester assez longtemps assis . C’est le maître qui met fin à l’exercice, pas le chien.


Le Couché :

Le maître descend maintenant sa main devant le poitrail du chien en direction du sol, puis l’avance légèrement vers l’avant. L’animal suit la croquette du museau et prend naturellement la position couchée qui lui est plus confortable.

Le maître dit alors « couché » et pose la croquette au sol et se relève. Il répète le mot couché calmement. Comme lors du « assis » il met fin à l »exercice en appelant son chien qui se lève alors. C’est toujours le maître qui dirige les débats.

Le fait de poser la friandise au sol et de se relever évite de conditionner le chien sur la position accroupie du maître pour obtenir le « couché »

Une variante consiste à descendre la main devant le poitrail et à reculer légèrement, la main sous le chien. Ainsi il se couche en repoussant son corps vers l’arrière par rapport à ses appuis au sol.


La suite :

Le maître n’utilise pas sa laisse qui n’est là qu’en contrôle de sécurité.

Il avance en tenant une friandise dans sa main. Cette dernière posée sur sa cuisse à hauteur du museau du chien est tenue fermée.

Il avance d’un bon pas. Le chien va suivre la friandise. Le maître ne prononce alors le mot « au pied » que par répétitions, le chien associera bientôt à cette position. Pour garder le chien motivé il donne la friandise tous les trois ou quatre pas. Plus le chien comprend, plus on espace la distribution des friandises.

On peut alterner des brusques changements de direction qui rendront le chien encore plus vigilant.


Le rappel :

Le chien revient systématiquement et joyeusement au commandement « au pied » car il s’attend à être récompensé

Source CNEAC



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AGILITY

Agility CECAM Mastaing CECAM - Club d'éducation canine et d'agility de Mastaing

Créée par des passionnés pour offrir à tout propriétaire de chien un choix nouveau dans le panel des disciplines sportives ouvertes aux canidés, l’agility est un sport à part entière où maître et chien évoluent en toute complicité sur des parcours d’obstacles élaborés, réfléchis. Ces épreuves sont mises en place par des juges de la discipline, selon un règlement établi par la Fédération Cynologique Internationale (FCI), adapté aux spécificités de chaque pays.

L’Agility en France, c’est environ 8000 licenciés, 500 concours par an, des championnats régionaux et nationaux en individuels ou par équipes, et une Équipe de France qui représente le pays au championnat du monde.


Un jeu complice où maitre et chien sont associés pour arriver au bout du parcours avec un minimum de pénalités dans un temps défini par le juge. N’utilisant que sa voix et sa gestuelle, sans laisse ni collier.

Discipline ludique par excellence dont la base reste une éducation du maître et du chien. L’agility est ouverte à toutes et tous sans âge limite. L’agility, c’est un jeu d’adresse qui allie éducation, complicité, vélocité avec comme tous les jeux sportifs quelques règles. L’agility, c’est se maintenir en forme, c’est faire des rencontres toute l’année sur des terrains.

Petits et grands

Qu’il s’agisse du maitre ou du chien, L’agility est un sport pour tous.

Pour les plus petits (les jeunes conducteurs), c’est à partir de l’âge où on est capable de mémoriser le parcours et conduire son chien, jusqu’à quatorze ans.

Pour les grands (les seniors), de quatorze ans à la sagesse de l’âge, sans autre limite que celle que vous fixerez.

Il existe aussi une classe handi avec 5 niveaux de handicap.

Pour nos compagnons à quatre pattes, du plus petit au plus grand. Ils sont répartis en catégories en fonction de leur taille au garrot. Au nombre de quatre :

Catégorie A : moins de 37cm.

Catégorie B : de 37cm à moins de 47cm.

Catégorie C : de 47cm et plus.

Catégorie D: chiens de grande taille, molosses.

Source CNEAC



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FLYBALL

Flyball CECAM Mastaing CECAM - Club d'éducation canine et d'agility de Mastaing

Tout comme l’Agility, le Flyball est une activité ludique qui associe jeu et sport, tout en favorisant une très grande complicité entre le maître et son chien. C’est avant tout un sport d’équipe. D’un point de vue éducatif, le Flyball permet le développement des aptitudes aux techniques de l’en-avant, du rapport d’objet, de la vitesse de course, du saut, du rappel et de la sociabilité.

Principe du Flyball

Le principe est simple : le chien effectue seul un parcours rectiligne composé d’une série de 4 haies au bout duquel est positionné une boîte (le lanceur) comportant un dispositif de déclenchement sur lequel il doit appuyer, entrainant ainsi l’éjection d’une balle qu’il attrape et rapporte à son maître en sautant les mêmes 4 haies en sens inverse.

Les compétitions existant dans plusieurs pays se déroulent sous la forme d’un relais où deux équipes de 4 chiens + 4 maîtres s’affrontent sur 2 lignes de parcours parallèles. L’équipe victorieuse est celle qui a ramené toutes les balles sans la moindre faute dans le temps le plus court. Ce même temps sert de référence à ladite équipe pour son classement régional ou national, constamment évolutif, permettant ainsi l’attribution des divers titres homologués dans sa propre division.

Ce jeu spectaculaire est une véritable épreuve de vitesse très apprécié de tous les chiens. Les meilleures équipes mettent généralement moins de 20 secondes pour réaliser le parcours. L’actuel record du monde est de 14,433 secondes (5 Juin 2016 – USA) pour l’aller-retour des 4 chiens !!!

A la différence de l’Agility, le maître n’a pas besoin de courir aux côtés de son chien, ce qui rend ce sport accessible aux personnes âgées et à mobilité réduites.

Le Flyball permet donc au maître d’améliorer la relation qu’il entretient avec son chien en lui donnant l’occasion de faire de l’exercice physique. Il s’agit d’une activité ludique sympathique et amusante, facilement praticable en milieu urbain.

Historique et développement du Flyball dans le monde

Le Flyball a été inventé à la fin des années 70 sur les bases de son ancêtre canadien le « scent hurdle », discipline où une équipe de 4 chiens en relais devait sauter 4 haies, retrouver chacun leur propre apportable préalablement positionné sur une table au sol et le ramener à leur propriétaire dans un temps record.

La légende prête à Herbert Wagner la réalisation de la première démonstration du véritable Flyball, lors du Johnny Carson Show, en Californie, devant la télévision américaine et … des millions de téléspectateurs !

Dès le début des années 80, ce sport devient très populaire et des compétitions officielles s’organisent un peu partout en Amérique du Nord. En 1985, les représentants de 12 équipes situées dans la région des Grands Lacs nord-américains, de Détroit (Michigan USA) à Toronto (Ontario CANADA), fondent une organisation chargée de structurer la discipline et d’étudier son développement, la North American Flyball Association (N.A.F.A.). Elle compte à l’heure actuelle plus de 400 clubs enregistrés pour 5000 membres avec plus de 9000 chiens inscrits, et représente toujours la référence mondiale du Flyball.

En Grande-Bretagne, ce sport met plus de temps à se développer malgré les superbes démonstrations organisées durant la Crufts. La première compétition n’a lieu qu’en 1991, et ce n’est seulement qu’en 1993 que la British Flyball Association est fondée sur le modèle de la N.A.F.A. Elle a pour objectif comme son aînée d’établir un règlement et de patronner l’ensemble des compétitions officielles.

Alors qu’en France seules quelques très rares initiatives isolées sont à signaler, le Flyball connaît un essor aujourd’hui clairement structuré dans plusieurs pays, notamment aux USA/Canada (North American Flyball Association), en Angleterre (British Flyball Association), en Belgique (Belgische Flyball Belge) et en Australie (Australian Flyball Association). Plusieurs autres pays sont sur la même voie : l’Italie, les Pays-Bas, l’Allemagne et même le Japon, l’Afrique du Sud, la Corée ou la Pologne.

Le Flyball en France

Dans le cadre de la mise en place de nouvelles disciplines canines proposées par la SCC en 2004, le groupe de travail « Flyball » de la CNEAC a adapté les règlements de la discipline existants de par le monde afin de structurer un contexte favorable de développement correspondant à l’identité et la culture cynophile de notre pays.

L’année 2016 a vu la création d’une commission Flyball au sein de la FCI qui a pour but de rapprocher et d’harmoniser la réglementation du Flyball. La France a pour but d’intégrer cette réglementation en 2017 afin de permettre plus d’ouverture aux équipes étrangères et l’organisation de grands événements internationaux.

Des formations pour les intervenants et les juges seront prévues fin d’année afin d’expliquer les nouvelles techniques d’entrainement et l’influence du nouveau règlement sur la pratique de notre sport.

Source CNEAC



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